Qui sommes-nous ?

Créée en 2018, Une place pour Elles a pour objectif la sensibilisation sur les violences conjugales. Nous travaillons en lien avec toutes les associations qui
luttent contre ce fléau. Nous nous battons pour que ces violences cessent.


Notre mission : poser des actes symboliques pour qu’on n’oublie jamais ces centaines de femmes assassinées et toutes les victimes.

Nous recouvrons une chaise avec un tissu pour rendre visible la place qui aurait dû être occupée par cette femme, cette voisine, cette amie qui n’est plus là.

 

Ainsi par ce geste symbolique fort, la parole se libère ; les passants, de toutes générations, toutes celles et ceux qui voient la « place pour elles » sont sensibilisés à ce drame, encouragés à aider les victimes de cette violence, le tabou se brise.

La fondatrice, Valérie Duval-Poujol

 
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Depuis quand vous intéressez-vous aux violences conjugales ? Pour quelles raisons ?  

 

J’ai toujours été sensible à la question de l’égalité hommes/femmes grâce à une éducation à la fois équilibrée et engagée sur le sujet. Mon père, pasteur et conseiller conjugal, accompagne depuis des années des victimes d’abus. Il a écrit plusieurs livres sur le sujet et j’ai grandi avec cette conscience à la fois de la profonde égalité hommes/femmes, leur égale valeur, mais en même temps bien consciente de la réalité du drame de la violence envers les femmes, en particulier violence conjugale, qui touche tous les milieux. Mes parents m’ont donné le goût du militantisme contre ces violences, ces injustices en me montrant que chacun.e pouvait faire quelque chose à son niveau.

Les fondatrices d'où viennent-elles ?

Je suis devenue spécialiste des textes bibliques sur la femme et à ce titre, j’ai été invitée par la Délégation aux droits des femmes à participer une audition au Sénat sur la laïcité, les religions et la place des femmes. J’y représentais les protestants. Il y avait des femmes de toutes croyances et j’ai lancé un appel à mes sœurs en humanité pour faire vivre Une place pour Elles en France.

 

Une d’entre elles, Valérie Douchez-Josse a répondu positivement. Avec elle ainsi qu'avec des femmes remarquables de mon entourage, comme Cosette Fébrissy, psycho-pédagogue, Jane Brothwell, conseillère relation d’aide, Miriam di Francia, enseignante, et Ruth Wolff-Bonsirven, pasteure, nous avons lancé l’association Une place pour Elles en octobre 2017.

 

Nous avons organisé la première soirée publique de présentation en avril 2018 et les 20 premiers membres se sont inscrits. Si le point commun des fondatrices est leurs convictions protestantes, nous avons immédiatement fait le choix d'une association ouverte à toutes et tous, a-aconfessionnelle et apolitique.

Comment avez-vous eu l’idée de créer Une place pour Elles ?

 

Mon père, Jacques Poujol, m’avait parlé de l’initiative Posto Occupato, née en Italie en 2013.

 

Lors d’un voyage à Rome, en 2016, je suis rentrée dans un bâtiment public en plein cœur de de la ville et j’ai vu une chaise, qui m’a intriguée. Elle avait été mise là pour attirer l’attention sur les victimes de violences conjugales, «une place pour elles ».

 

Ca m’a saisie, bouleversée, je me suis dit : "C’est la bonne idée à développer en France pour sensibiliser sur ce drame !"

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Elles se sont engagées

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Miriam Di Francia

Je me suis engagée dans l’association Une place pour elles parce que je pense qu’il n’y a pas de fatalité. La violence de la domination d’un être humain sur l’autre n’est pas une fatalité. Quand cette violence et cette domination sont exercées sur une femme par son partenaire ou ex partenaire, il n’y a pas de fatalité. Les violences conjugales sont un fléau. Les homicides conjugaux, le dernier acte d’une longue série de violences psychologiques, économiques, physiques, sexuelles.

 

Il y a des actes qui sont à la portée de toutes et tous, l’initiative Une place pour Elles est l’un d’entre eux. Un acte qui nous donne la possibilité d’agir en première personne pour briser le tabou qui  existe encore autour des violences conjugales. 

 

J’aime le fait qu’un geste simple, et pourtant puissant, soit à la disposition de toutes celles et ceux qui veulent faire leur part pour être du côté des victimes. J’aime le fait que chacun et chacune puisse être encouragé à regarder et montrer cette réalité scandaleuse telle qu’elle est et puisse d’engager pour la changer.

 

J’aime le fait que l’initiative Une place pour elles nous permette, par un geste qui semble insignifiant, de rompre le silence et rendre ces violences visibles, rendre ces victimes visibles. 

 

Si nous gardons le silence, qui va parler ?

 

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Ruth Wolff-Bonsirven

Notre nature humaine est un paradoxe. Nous aspirons toutes et tous à un monde meilleur, nous rêvons d'être heureux, mais le mal fait à d'autres fait partie de l'ordinaire de l'humanité. La bienveillance, le décentrement de soi et la générosité s'apprennent, et l'amour est plus qu'un mouvement du cœur: une volonté.

 

Aussi, pour moi, le couple, le foyer, la famille pourraient être, devraient être, des lieux privilégiés où l'amour s'apprend et s'expérimente. Où il se déploie pour déborder, irriguer l'entourage et le monde.

 

Aussi, c'est bien là qu'il faut combattre à la source ce qui blesse toutes les relations : la perversion qui fait que les plus proches sont parfois ceux qui humilient, aliènent, brisent et tuent. Il faut arrêter ça!